Pierre Frédéric TournisMaître Artisan JoaillierHéritier d'une longue traditionde joailliers, il fait ses « gammes », dans les années 80, au sein de l’atelier familial avant de réaliser sa maîtrise de compagnon à Paris, chez Pery et Langlois, fournisseurs attitrés de Van Cleef et Arpels. Au cours de ce long séjour d’une dizaine d’années, il découvre la taille et l’étude des pierres gemmes, et se donne le temps d’obtenir le diplôme de l’Institut National de Gemmologie. Bien qu’on lui propose une belle carrière parisienne de chef d’atelier, il préfère réintégrer l’entreprise Chartronnaise dont il prend la direction en 1997. En 2005, il transfère atelier et boutique au centre ville, avec, dans son bagage, l’équipe de compagnons et 25 ans d’expérience. 110 ans de JoaillerieEn 1891, André TOURNIS « s’installe à son compte, en chambre » au 81 rue ducau aux chartrons, à la naissance de son premier fils ALEX. Issu d’une famille de maître de chais, colosses d’1 m 90 André est du genre minot, c’est comme cela que démarre une dynastie de joailliers , les pierres précieuses étant plus maniable que les futailles ! Dés l’age de 12 ans,le certificat d’étude en poche la jeune génération rentre en apprentissage, le succès et la reconnaissance de la profession ne se laissent pas désirés en ce début de siècle, trop vite interrompus par la grande guerre : 7 et 9 ans sous le calot , passés de l’état de coureurs cyclistes à celui de cyclistes du colonel! Avec beaucoup de chance et quelques éclats d’obus les deux frères sont heureux de retrouver l’atelier, le franc or (pour peu de temps), le canotier, et enfin la belle époque. Certes pas ou peu de congés, mais quand on "montait" à Paris rencontrer un client ou un fournisseur cela prenait une huitaine de jours ! L’atelier prend de l’extension,de nombreux compagnons et apprentis partagent son renom, c’est une époque prospère, BORDEAUX s’affirme, élégante et de bon goût, parmi les plus grands joailliers Servan, Fontane, servent à merveille le métier, la concurrence est rude mais loyale non dépourvue de malice entre confrères qui rivalisent d’ingéniosité et de créativité. La pièce « à l’unité » de rigueur marquera d’un trait indélébile une tradition suivie et respectée. Un petit ANDRÉ est annoncé, le 4ème du nom alors qu’un certain Jean Prévôt qui fera une carrière éblouissante s’en vient à l’apprentissage. De nouvelles heures sombres viennent stopper l’élan de la profession, c’est le temps du travail à façon des bijoux conçus de briques et de broques, de longues années de vaches maigres. Le renouveau,les années 50 ANDRÉ découvre les joies de longues journées à peiner sur l ‘ouvrage, les concours de fin d’année , le poêle à son qu’il faut entretenir, les balayures récupérées et traitées avant d’aboutir à la maîtrise du geste, la connaissance des pierres précieuses, le contact avec chacun et essayer à son tour d’initier de nombreux arpètes en pestant comme un ancien sur ces drôles qui ne veulent rien écouter !…..et sur celui qui assurera le relais , un Pierre, de nouveau , Frédéric cette foi qui dans les années 80 montera à Paris parfaire sa technique dans plusieurs grands ateliers, préparer un diplôme de gemmologiste avant de reprendre le témoin, au CHARTONS. À ce jour de nouvelles évolutions, alliées au respect de la longue tradition de cette belle histoire pérenniseront plus d’un siècle d’artisanat au service de clients devenus des amis,à fin que le 6éme ou peut être la 6ème , …mais ceci est une autre histoire ! |





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