120 ans de Joaillerie

En 1896, André TOURNIS s’installe à son compte, en chambre au 81 rue Ducau aux Chartrons. Issu d’une famille de maître de chais, ses frères sont des colosses d’1 m 90. André, lui, est du genre minot, c’est comme cela que  démarre une dynastie de joailliers, les pierres précieuses étant plus maniables que les futailles!

Dès l'âge de 12 ans

Alex, le premier fils, une fois le certificat d’étude en poche, rejoint par son frère, rentrent en apprentissage. Le succès et la reconnaissance de la profession ne se laissent pas désirer en ce début de siècle, trop vite interrompus par la grande guerre : 7 et 9 ans sous le calot , passés de l’état de coureurs cyclistes à celui de cyclistes du colonel! Avec beaucoup de chance et quelques éclats d’obus, les deux frères sont heureux de retrouver l’atelier, le franc or (pour peu de temps), le canotier, et enfin la belle époque. Certes pas ou peu de congés, mais quand on "montait" à Paris rencontrer un client ou un fournisseur cela prenait une huitaine de jours !

L'atelier prend de l'extension

De nombreux compagnons et apprentis partagent son renom, c’est une époque prospère, BORDEAUX s’affirme, élégante et de bon goût, parmi les plus grands joailliers Servan, Fontane, servent à merveille le métier. La concurrence est rude mais loyale non dépourvue de malice entre confrères qui rivalisent d’ingéniosité et de créativité. La pièce « à l’unité » de rigueur marquera d’un trait indélébile une tradition suivie et respectée.

Un petit ANDRÉ est annoncé, le 3ème du nom alors qu’un certain Jean Prévôt qui fera une carrière éblouissante s’en vient à l’apprentissage. De nouvelles heures sombres viennent stopper l’élan de la profession, c’est le temps du travail à façon des bijoux conçus de briques et de broques, de longues années de vaches maigres.

Le renouveau

Les années 50, ANDRÉ découvre les joies de longues journées à peiner sur l'ouvrage, les concours de fin d’année, le poêle à son qu’il faut entretenir, les balayures récupérées et traitées avant d’aboutir à la maîtrise du geste, la connaissance des pierres précieuses, le contact avec chacun et essayer à son tour d’initier de nombreux arpètes en pestant comme un ancien sur ces drôles qui ne veulent rien écouter !… et sur celui qui assurera le relais, un Pierre, de nouveau, Frédéric cette fois qui dans les années 80 montera à Paris parfaire sa technique dans plusieurs grands ateliers, préparer un diplôme de gemmologue avant de reprendre le témoin, aux CHARTONS.

Le respect des traditions liées aux évolutions apportées par les nouvelles générations pérenniseront plus d'un siècle d'artisanat au service de clients devenus des amis. A cette belle histoire pourrait se succéder une 5ème ou peut être la 6ème génération , … mais ceci est une autre histoire !

Héritier d'une longue tradition de joailliers

Pierre-Frédéric Tournis appartient à la quatrième génération d'une famille d'artisans joailliers installés à Bordeaux depuis 1896. 25 années d'expérience, dont 10 passées dans les ateliers de la place Vendôme, nourrissent ses créations aujourd'hui.

 

Il fait ses « gammes », dans les années 80, au sein de l’atelier familial avant de réaliser sa maîtrise de compagnon à Paris, chez Pery et Langlois, fournisseurs attitrés de Van Cleef et Arpels. Au cours de ce long séjour d’une dizaine d’années, il découvre la taille et l’étude des pierres gemmes, et se donne le temps d’obtenir le diplôme de l’Institut National de Gemmologie. Bien qu’on lui propose une belle carrière parisienne de chef d’atelier, il préfère réintégrer l’entreprise Chartronnaise dont il prend la direction en 1997. En 2005, il transfère atelier et boutique au centre ville, Cours de l'Intendance.


Les créations d'André Tournis, 1ère génération